Quand le travail ne paie plus : la génération z au pied du mur
Au sortir de la guerre 1939-45, le monde occidental a connu ce qu’on a pudiquement appelé les «Trente Glorieuses». C’était l’époque de la foi inébranlable dans le progrès.
Le travailleur, à la chaîne ou derrière un bureau, pouvait espérer, par la seule force de sa vaillantise, acquérir une maison, faire instruire ses enfants ou se garantir une retraite décente. La valeur ajoutée était liée, de façon presque mécanique, à la rétribution.
Mais cette équation s’est fissurée. Dès les années 1980, un néolibéralisme débridé s’est installé, déconnectant lentement la productivité du salaire réel. C’était le début d’une mutation systémique. De telle sorte que l’économie ressemble désormais à un moteur dont les courroies de transmission auraient été sectionnées. La machine de la productivité tourne à plein régime, mais les roues du pouvoir d’achat restent bloquées. Lentement, mais assurément, le capital, juxtaposé à la technologie mondialisée, a pris le pas sur le travail humain.
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Parution : 01-05-2026 Par : Jean-Claude Bernatchez Source : ledroit.com Image : Chris Young / Archives La Presse Canadienne (tirée du présent article)